7 octobre 2016

L’entraînement se déroule bien. Irrégulier mais plus ciblé sur le dénivelé et la récupération en course. Depuis plusieurs mois, je tentais de retrouver l’équilibre essentiel à une bonne foulée mais difficile de trouver un terrain d’entente, entre prise de tête et prise de poids, je devais réagir.

Mes sensations tant recherchées n’étaient pas au rendez-vous : ma prise de poids, certes minime (5kg de mon poids habituel mais 10 kg de mon record personnel au marathon), ne me permettait pas de m’entraîner sereinement. Le mental et le physique étaient en opposition.

Fini les sorties hamster à tourner sur une boucle de 3 km durant une heure, terminé les objectifs habituels. Le poids supplémentaire modifie mes appuis et donc joue sur ma foulée. Ne plus courir à 12 km/h, accepter de descendre à 10 ou 9 km/h. Difficile. Ce sentiment de m’épuiser à courir lentement… Le temps d’impact est long et il est d’autant plus fatiguant qu’il me faut au moins une heure pour me sentir bien et enfin avancer.

J’avais laissé tombé les programmes d’entrainement depuis mon premier marathon. Fini les 8 ou 12 semaines, courir toute l’année, en tout temps. J’ai donc fractionné mes sorties, changé mes habitudes afin de retrouver la ligne. J’ai décidé de m’amuser, de choisir mon terrain de jeu. Du plaisir à combiner les modules de côtes, les escaliers, les lignes droites suivies de faux plats… se raconter des histoire entre soi, s’entendre dire que l’on est con de faire cela tout en veillant à ne pas se blesser. J’ai tout l’hiver pour travailler, pour repenser mes courses.

Mon profil de coureur a aussi changé donc pour ce qui est des sprints et autres exercices de force : petites doses pour éviter de me blesser. Je n’ai jamais été très musclé, volumineux, plutôt crevette :). J’ai donc adapté mon entrainement à ma morphologie, mon caractère, mes envies et surtout par rapport à mon historique. Mes mouvements me sont propre, mon approche face à l’effort est aussi personnelle et tout ce dont je pense c’est d’étreindre ma liberté avec autant de délicatesse, de force et de foi.

Le marathon de Barcelone s’est fait sans réel entrainement, comme si je me sentais blasé ou peu intéressé par l’épreuve. j’avais changé de chaussures un mois auparavant, marché, ronchonné mais toujours motivé. Berlin (3h14) reste mon Everest et je pense à nouveau tutoyer ce temps d’ci 2017.