Dans une semaine, je serai sur la ligne de départ du marathon de Budapest. Quoi de plus bizarre que de se retrouver parmi des milliers d’inconnus en short et dans un pays qui ne parle pas votre langue. Rien n’est plus agréable que de se sentir ailleurs, totalement détaché de ses repères habituels, entre isolement et excitation, entre envie de rester avec soi-même et rencontrer la planète entière. Seul moment où je me sens en osmose avec un aussi grand nombre de personnes. Une famille, une unité dans un même instant, pour une même cause. Tous différents mais tous présents. Il y a bien entendu les compétiteurs, les chronophages, ceux qui se détacheront du lot mais qu’importe. Il ne restera que nous, simples coureurs devant nous-mêmes, en attente du signal qui donnera le départ aux doutes, aux plaisirs, à la certitude, à la découverte. Vivement dimanche.