{"id":7,"date":"2005-03-15T13:20:11","date_gmt":"2005-03-15T13:20:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.antipodes.net\/courir\/?p=7"},"modified":"2020-05-26T20:38:56","modified_gmt":"2020-05-26T20:38:56","slug":"randonnee-jsc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/randonnee-jsc\/","title":{"rendered":"Randonn\u00e9e Jeunes Solidarit\u00e9 Cancer"},"content":{"rendered":"<p>Excursion nocturne entre Caen et St-Hilaire-du-Harcou\u00ebt pour l&rsquo;association Jeunes Solidarit\u00e9 Cancer le 16 et 17 mars 2005<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Premier \u00e9pisode<\/p>\n<p><strong>CAEN-AUNAY-SUR-ODON<\/strong><\/p>\n<p><em>Samedi 12 mars\u00a0: Le d\u00e9part<\/em><\/p>\n<p><strong>18h10<\/strong> Apr\u00e8s une petite s\u00e9ance de photo en pr\u00e9sence du comit\u00e9 r\u00e9gional de la ligue contre le cancer et pour Ouest-France, nous partons de l&rsquo;h\u00f4tel de ville de Caen, direction Gavrus par la D214. Olivier H nous rejoint \u00e0 Aunay-sur-Odon avec la voiture pour le ravitaillement. Le rythme est bon puisque les deux coureurs (Jib\u00e9 et Maxime) font du 12 km\/h. Nous sommes surpris de constater que la circulation hors-agglom\u00e9ration est quasiment nulle.<\/p>\n<p><strong>19h30<\/strong> Gavrus\u00a0: Jib\u00e9 s&rsquo;arr\u00eate-l\u00e0 comme pr\u00e9vu. Content d&rsquo;avoir fait ses 15 bornes. Ce ne sont pas les tripes qu&rsquo;il a mang\u00e9 le midi et le petit blanc qui l&rsquo;ont terrass\u00e9, loin de l\u00e0. Il a pouss\u00e9 un peu trop mais il est content d&rsquo;avoir particip\u00e9 et d&rsquo;avoir atteint son but. Sa tendre et ch\u00e8re arrive 5 mn plus tard avec Jules et Emile en admiration devant leur p\u00e9re. On continue.<\/p>\n<p>Ragny\u00a0: Il fait d\u00e9sormais nuit. Maxime ne bronche pas, filant, imperturbable. Il me fait penser \u00e0 l&rsquo;acteur Robert Patrick dans Terminator 2. Une m\u00e9canique programm\u00e9e pour un objectif&#8230; Je le pr\u00e9c\u00e9de et tente de garder une distance r\u00e9guli\u00e8re en \u00e9coutant ses pas. Je ne veux pas le g\u00eaner, je reste discret, lui demandant parfois s&rsquo;il va bien. La lumi\u00e8re de mon vtt \u00e9claire faiblement la route dont nous ne voyons ni les courbes et les reliefs. Nous traversons des villages fant\u00f4mes, passons pr\u00e8s des cours de fermes, surpris par l&rsquo;aboiement d&rsquo;un chien ou le meuglement d&rsquo;une vache. Les odeurs s&rsquo;invitent aussi : le fumier, la terre, la campagne quoi\u00a0! Pas un bruit, seulement les \u00e9toiles et le croissant de lune qui progressivement disparait sous l&rsquo;horizon. Au loin, un halo lumineux nous indique la proximit\u00e9 d&rsquo;Aunay-sur-Odon.<\/p>\n<p><strong>20h30<\/strong> Appel d&rsquo;Olivier qui vient \u00e0 notre rencontre en voiture. Nous sommes encore \u00e0 6 kms de la premi\u00e9re \u00e9tape. 10 minutes plus tard, le voil\u00e0 , diesel hurlant, pleins feux, content d&rsquo;avoir retrouv\u00e9 ses hommes. Je suis content aussi. L&rsquo;aventure continue d\u00e9sormais avec le v\u00e9hicule jusqu&rsquo;\u00e0 Aunay. Premi\u00e8res photos au flash parfois chaotiques et premi\u00e8res satisfactions. Tout se passe comme pr\u00e9vu.<\/p>\n<p><strong>21h00<\/strong><br \/>\nArriv\u00e9e \u00e0 Aunay-sur-Odon.<\/p>\n<p><strong>Deuxi\u00e9me \u00e9pisode AUNAY-SUR-ODON &gt; VIRE<\/strong><\/p>\n<p><strong>21h00<\/strong> Premi\u00e8re \u00e9tape boucl\u00e9e et premier ravitaillement. Nous n&rsquo;avons m\u00e9me pas pris le temps de nous arr\u00eater en cours de route pour boire et grignoter. Maxime avait quelques barres de c\u00e9r\u00e7ales dans sa veste, moi je le voyais bien. Faut pas l&rsquo;d\u00e9ranger, le T1000\u00a0! J&rsquo;ai froid \u00e0 mes petites \u00e9paules. J&rsquo;ai pas eu l&rsquo;occasion d&rsquo;y aller \u00e0 donf sur cette premi\u00e9re \u00e9tape malgr\u00e9 deux c\u00f4tes longues et p\u00e9nibles. J&rsquo;enfile donc avec une certaine joie le polair qu&rsquo;Olivier vient de m&rsquo;apporter. Ca fait du bien. J&rsquo;ai d\u00e9pos\u00e9 le v\u00e9lo sur le trottoir. Coffre de la 406 break ouvert, gilets r\u00e9fl\u00e9chissant, les automobilistes surpris ralentissent et s&rsquo;interrogent sur ces gendarmes du troisi\u00e8me type. Peu habitu\u00e9s sans doute \u00e0 ce d\u00e9ballage nocturne plus proche du pique-nique improvis\u00e9 que du contr\u00f4le de papiers inopin\u00e9. Maxime a le visage rougit par l&rsquo;effort et par le froid. La goutte au nez, il gobe une banane, quelques figues, une barre de c\u00e9r\u00e7ales et fini par une longue gorg\u00e9e d&rsquo;eau min\u00e9rale. Olivier, bonnet viss\u00e9 sur la t\u00eate, est satisfait et montre un large sourire face \u00e0 ses troupes. Heureux car tout se passe pour le mieux. Pas de casse et une certaine satisfaction envers son super beauf&rsquo;. Y&rsquo;a du sang de coureur de fond dans la famille\u00a0! Ca me plait tout \u00e7a, c&rsquo;est l&rsquo;aventure avec un grand \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb (pour Olivier). \u00ab\u00a0Ok les gars\u00a0? Vous avez fini\u00a0? Bon je ramasse\u00a0!\u00a0\u00bb Hop, on met tout dans des sacs, on rentre le vtt dans le coffre, je prends les clefs et on repart\u00a0! C&rsquo;est L&rsquo;Olive qui conduit\u00a0! The 406 Break! Maxime et Olivier repartent, pr\u00e9t \u00e0 affronter la nuit des oranges givr\u00e9es\u00a0! Direction Vire.<\/p>\n<p><strong>21h17<\/strong> C&rsquo;est repartit, il s&rsquo;engagent sur la D290. C&rsquo;est une route de campagne comme on en fait chez nous, avec ses bouses, ses accotements d\u00e9fonc\u00e9s par les tracteurs et ses cours de fermes ouvertes \u00e0 tout vents (gare aux chiens!). Je roule au ralenti derri\u00e8re eux, \u00e0 peine \u00e0 10km\/h. Apr\u00e8s 20 minutes, je les l\u00e2che et les retrouve quelques kilom\u00e8tres plus loin. Premier saut de puce. Je suis soucieux. Il fait froid, la lune a disparu et je pense toujours au cr\u00e9tin qui pourrait d\u00e9bouler brusquement d&rsquo;un virage, press\u00e9 d&rsquo;aller au night-club du coin. Malgr\u00e9 la carte, je suis perdu, m&rsquo;interrogeant et refaisant sans cesse le trajet dans ma t\u00eate. Sans doute la fatigue, la perte de rep\u00e8res, l&rsquo;obscurit\u00e9, le froid. Premi\u00e8re grosse c\u00e9te digne d&rsquo;un Super-g\u00e7ant autrichien, \u00e7a monte violemment et les accotements sont recouverts de cong\u00e9res. C&rsquo;est dingue ce pays. Dans le retro de la grosse auto, je guette telle une m\u00e9re poule ses petits poussins jaunes. L\u00e0, ils sont orange&#8230; Je suis hypnotis\u00e9 par la lumi\u00e8re de la lampe frontale qui scintille et vibre sous les pas cadenc\u00e9s deux sportifs (elle me fait penser \u00e0 l&rsquo;\u00e9toile du berger qui serait descendue faire un petit tour sur terre). Eclair\u00e9s par les feux clignotants, les gilets semblent s&rsquo;animer, vivre et m\u00e9me danser. Le rythme est r\u00e9gulier et je pense qu&rsquo;ils doivent discuter en courant. Je me r\u00e9veille, ils arrivent&#8230;<\/p>\n<p>Une bonne gorg\u00e9e d&rsquo;eau, ils me quittent encore une fois et je reprend la route en direction de Ondefontaine. Apr\u00e8s quelques centaines de m\u00e9tres, la pente augmente brusquement et je dois r\u00e9trograder pour ne pas caler. C&rsquo;est une route de montagne! Putain de pays\u00a0! Vingt minutes que j&rsquo;attends l&rsquo;\u00e9toile. Je suis \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du parking de la salle des f\u00e9tes de Ondefontaine. Y&rsquo;a plein de voitures de stationn\u00e9es mais personne dehors. Il fait vraiment froid ce soir. Les voil\u00e0 mais ils ne prennent m\u00e9me pas le temps de s&rsquo;arr\u00eater pour se d\u00e9salt\u00e9rer et grignoter. La machine semble \u00e9tre lanc\u00e9e m\u00e9me apr\u00e9s ce relief assassin. Je m&rsquo;arr\u00eate tous les 5 ou 6 kilom\u00e8tres, attendant les gars. Je les croise parfois dans l&rsquo;autre sens !!! Je suis \u00ab\u00a0d\u00e9bouseul\u00e9\u00a0\u00bb par ce froid, cette longue nuit, livr\u00e9 \u00e0 moi-m\u00e9me. Je perds aussi la notion de distance. Combien de kilom\u00e8tres depuis la derni\u00e9re \u00e9tape\u00a0? O\u00e9 vais-je m&rsquo;arr\u00eater pour les attendre? France Info ne m&rsquo;aide pas. Nantes a gagn\u00e9 contre Caen, c&rsquo;est pas ce qui va me rassurer et me distraire. J&rsquo;aime pas les soir\u00e9es foot \u00e0 la radio. Ah, une bonne bi\u00e9re par contre, au pub&#8230; bien s\u00e9r!<\/p>\n<p><strong>22h35<\/strong> Montchauvet &#8211; Les voil\u00e0 . Arr\u00e9t miam-miam, glou-glou. On repart. Sortie du bourg, un v\u00e9hicule me pr\u00e9c\u00e9de, pleins phares et semble s&rsquo;\u00e9lever dans le ciel comme par magie. Bon, c&rsquo;est vrai, la magie, y&rsquo;a toujours un truc&#8230; et le truc \u00e0 cet instant, c&rsquo;est une C\u00e9te de chez C\u00e9te avec \u00e0 son sommet des cong\u00e9res\u00a0! Merci le Virois\u00a0!<\/p>\n<p>Montchamps\u00a0: Arr\u00e9t en \u00ab\u00a0plein bourg\u00a0\u00bb, au pied du monument aux morts. Je tente de dormir mais je guette leur approche. J&rsquo;imagine le voisinage, derri\u00e8re leurs volets, pr\u00e9ts \u00e0 appeler la gendarmerie. \u00ab\u00a0Y&rsquo;a un individu bizarre dans une 406 break&#8230; C&rsquo;est louche&#8230;\u00a0\u00bb. Les revoil\u00e0 , toujours \u00ab\u00a0frais\u00a0\u00bb. Vire est \u00e0 15 km. On repart.<\/p>\n<p><strong>23h10<\/strong> Apr\u00e8s 10 kilom\u00e8tres, arr\u00eat et r\u00e9union de crise. Les organismes sont men\u00e9s \u00e0 rude \u00e9preuve. Le froid, le relief font que \u00e7a cogite fort dans la 406. Les portables reprennent du service. On ne peut faire la prochaine \u00e9tape \u00e0 deux sans v\u00e9hicule. Trop fou\u00a0? Irr\u00e7alisable\u00a0? Oui, dans ces conditions, c&rsquo;est vraiment risqu\u00e9. Quel sera le relief apr\u00e9s Vire\u00a0? Les quelques c\u00e9tes rencontr\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment nous ont fait prendre conscience que continuer \u00e0 deux \u00e9tait impossible (moi j&rsquo;en sais rien, la voiture m&rsquo;a tu\u00e9). Olivier et Maxime n\u00e9gocient sec. L&rsquo;ambiance est tendue. DIvers sc\u00e9narios se pr\u00e9sentent alors\u00a0: 1 &#8211; On d\u00e9pose Maxime dans un Formule un et on le reprend demain au retour de Foug\u00e9res 2 &#8211; Catherine ou bien \u00ab\u00a0Canard\u00a0\u00bb viennent chercher Maxime et les deux Olivier continuent en direction de St-Hilaire-du-Harcou\u00e9t avec l&rsquo;auto en assistance. Apr\u00e8s de longues n\u00e9gociations, \u00e0 la limite de la crise diplomatique, nous repartons en direction de Vire.<\/p>\n<p>Maxime ou plut\u00e9t T3000 est devant moi, il est impressionnant. J&rsquo;ai repris le vtt et Olivier nous suit avec la 406. Une c\u00e9te puis nous descendons sur Vire. J&rsquo;ai froid aux jambes et je n&rsquo;arr\u00eate pas de freiner. Maxime doit quand m\u00e9me souffrir du froid. Il est en short\u00a0! Nous croisons quelques v\u00e9hicules, nous sommes d\u00e9sormais sur la D55. Vire se pr\u00e9sente sous son air de ville fant\u00e9me. L&rsquo;\u00e9clairage de la zone industrielle tente en vain de donner une ambiance plus chaleureuse mais rien n&rsquo;y fait. Le froid s&rsquo;est d\u00e9cid\u00e9ment bien install\u00e9 et l&rsquo;envie de finir l&rsquo;\u00e9tape est notre seule pr\u00e9occupation. Encore deux c\u00e9tes \u00e0 la mode Viroise et nous arrivons \u00e0 0h55 \u00e0 destination, en plein centre-ville.<\/p>\n<p><strong>Vire &gt; St-HIlaire-du-Harcouet<\/strong><\/p>\n<p><strong>0:55<\/strong> Enfin arriv\u00e9s. C&rsquo;est \u00e0 mon avis l&rsquo;\u00e9tape la plus \u00e9prouvante que nous ayons eu \u00e0 boucler. Le doute s&rsquo;est invit\u00e9 un instant et associ\u00e9 \u00e0 la fatigue, il a quelque peu plomb\u00e9 notre enthousiasme. Nous repartons n\u00e7anmoins motiv\u00e9s avec l&rsquo;envie d&rsquo;oublier tout cela. Ne plus perdre de temps. Nous avons d\u00e9but\u00e9 cette folle aventure depuis maintenant 7 heures et le temps presse.<\/p>\n<p>La bonne humeur revient avec l&rsquo;arriv\u00e9e de Anne-Sophie (pour les intimes \u00ab\u00a0Canard\u00a0\u00bb), compagne de Maxime. Repos m\u00e9rit\u00e9 pour le coureur fou. 60 kms en short, sans broncher. Etirements, nourriture puis il d\u00e9dicace le livre d&rsquo;or de l&rsquo;association qui finira ce p\u00e9riple de 3500 km, sans effort, le 10 avril au Marathon de Paris. On remercie Anne-Sophie pour \u00e9tre venue de Caen chercher son T1000. Bonne nuit et un grand merci\u00a0!<\/p>\n<p>Ca y&rsquo;est. nous ne sommes plus que deux sur cette place et on doit y aller. Excit\u00e9, je ne sais pas vraiment ce qui m&rsquo;attends. Olivier range les affaires et reprend le volant. On y va. Je connaissais plus ou moins le trajet jusqu&rsquo;au Locheur, l\u00e9 c&rsquo;est l&rsquo;inconnu entre Vire et St-Hilaire. Une zone blanche, vierge de toute injure de ma part! J&rsquo;entame donc ma partie de plaisir, direction Sourdeval par une superbe c\u00e9te puis la D76. Olivier est d\u00e9j\u00e9 au carrefour de la d\u00e9partementale, \u00e9claireur de ma nuit noire. Saut de puce. Bient\u00e9t absorb\u00e9 par l&rsquo;obscurit\u00e9, je me concentre sur mon souffle et sur cette lueur, ce halo \u00e9clairant partiellement la route, sur ce pointill\u00e9, unique ligne de conduite qui zigzague parfois sous les coups de p\u00e9dalier irr\u00e9guliers. Je douille ma race !!! \u00ab\u00a0Souviens-toi de cette nuit d&rsquo;hiver et tu feras moins le malin cet \u00e9t\u00e9 !!\u00a0\u00bb Je souffre et tente de garder un rythme que je ne trouve pas. 12 km\/h pas plus. Je tente de m&rsquo;imaginer le relief \u00e0 venir en me refaisant dans la t\u00e9te la route de Sourdeval-Vire. J&rsquo;ai peine \u00e0 croire que j&rsquo;ai pris le trajet le moins tourment\u00e9. Une voiture vient surprendre ces instants d&rsquo;ivresse puis disparait aussit\u00e9t. Profitant de ce violent coup de flash, je tente de me rep\u00e9rer sur cette route qui n&rsquo;en fini plus. Ce n&rsquo;est plus une route, c&rsquo;est devenu une demi-piste cyclable. Tiens\u00a0? Olivier stationn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e d&rsquo;un chemin, warning allum\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0\u00e7a va l&rsquo;Olive ?\u00a0\u00bb Je dis oui, j&rsquo;ai \u00e0 peine fait 5 kms.<\/p>\n<p><strong>1:17<\/strong> Arr\u00e9t \u00e0 Gath\u00e9mo\u00a0: 12 kms de Vire. C&rsquo;est dur mais je ne dis rien. Je pense \u00e0 ce qu&rsquo;Olivier doit fournir comme effort demain. Je ne dois pas me plaindre, je suis \u00e0 v\u00e9lo. Je gobe quelques barres de c\u00e9r\u00e7ales, une gorg\u00e9e d&rsquo;eau et je repars, motiv\u00e9 par mon orgueil de sportif du dimanche. Une belle descente et j&rsquo;en profite pour rattraper mon retard. Plateau maxi, pignon mini, je me fais mal un court instant pour prendre de la vitesse. Le vent glac\u00e9 gifle mon visage. Je ne vois plus trop bien. Ma lampe frontale ne fonctionne plus vraiment. Je dois p\u00e9daler en descente, le frottement de l&rsquo;air sur mes jambes m&rsquo;indispose. Je pense aux conseils de Patrice \u00ab\u00a0Serr\u00e9s les genoux, serr\u00e9s dans la descente !\u00a0\u00bb et \u00e0 celui de Vincent \u00ab\u00a0Faut p\u00e9daler pour apporter de l&rsquo;oxyg\u00e9ne aux muscles !\u00a0\u00bb. Ces remarques m&rsquo;accompagnent et je file maintenant \u00e0 vive allure. Je roule au milieu de la route, elle m&rsquo;appartient et je freine pourtant pour \u00e9viter de chuter. Je jubile pourtant j&rsquo;ai peur.<\/p>\n<p>Courts instants de plaisir et c&rsquo;est une c\u00e9te qui s&rsquo;invite deux kilom\u00e8tres plus loin. Je ne vois pas le relief, je le ressens quand il se fait insistant. Mes cuisses me font mal, je ralentis, je zig-zague. Change de vitesse sans savoir. Quel plateau\u00a0? Quel pignon ?. Je ne vois quasiment plus le v\u00e9lo. Je ressens les vibrations des pneus et la rugosit\u00e9 du rev\u00e9tement routier. Tout s&rsquo;encha\u00e9ne rapidement pourtant je ralentis. Pied \u00e0 terre. J&rsquo;ai le bout des pieds gel\u00e9s, je marche quelques m\u00e9tres pour les retrouver \u00e0 nouveau jusqu&rsquo;aux prochains arr\u00eats.<\/p>\n<p>Le Mesnil-T\u00e9ve\u00a0: Olivier est l\u00e9 et nous repartons. Je le pr\u00e9c\u00e9de et je me trompe deux fois de direction. Arr\u00e9t 10 minutes plus tard\u00a0: j&rsquo;ai besoin de mes lunettes afin de mieux voir la route. Je lui dit d&rsquo;avancer, on se rejoint plus loin. Gal\u00e9re de gal\u00e9re\u00a0: une mont\u00e9e interminable, successions de virages et ce c\u00e9tes jusqu&rsquo;\u00e0 Juvigny-le-tertre. Je mets pied \u00e0 terre plusieurs fois. Je n&rsquo;avance plus. J&rsquo;ai honte, je dois continuer. \u00ab\u00a0Allez p&#8230;.., avance m&#8230;&#8230;\u00a0\u00bb. Je pense aux raisons qui m&rsquo;ont fait venir ici, aux kilom\u00e8tres d\u00e9j\u00e9 faits. Je repars.<\/p>\n<p><strong>3:10<\/strong> Pause \u00e0 Juvigny-Le-Tertre, mon Everest \u00e0 moi\u00a0! Je change les piles de la lampe du v\u00e9lo. J&rsquo;ai chaud, j&rsquo;ai soif, j&rsquo;ai froid, j&rsquo;en ai marre mais j&rsquo;aime \u00e7a. Arr\u00e9t\u00e9s \u00e0 un carrefour, coffre ouvert, les gendarmes du troisi\u00e9me type sont de retour avec les ahuris qui vont avec\u00a0! Ca sent les sorties de boites et les raccourcis. Quelques minutes plus tard, direction St-Hilaire. Olivier part devant et me donne rendez-vous dans une bonne heure en plein centre-ville. Super content par la suite du programme, je repars motiv\u00e9 et heureux d&rsquo;y arriver malgr\u00e9 ces contre-performances.<\/p>\n<p><strong>4:15<\/strong> St-Hilaire-du-Harcou\u00e9t. Je retrouve la D977 puis le centre-ville toujours endormi comme Olivier qui pique un mega-roupillon allong\u00e9 sur les si\u00e9ges avant de la voiture. \u00ab\u00a0Toc, toc, toc\u00a0\u00bb, je frappe sur la vitre du passager, insiste une seconde fois (j&rsquo;ai pas envie de dormir dehors !) et c&rsquo;est le r\u00e9veil. Ouf\u00a0! Il m&rsquo;ouvre le coffre, je suis gel\u00e9. Je rentre avec le vtt \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du v\u00e9hicule et zou \u00ab\u00a0au lit\u00a0\u00bb, juste le temps de me frayer un espace entre la roue avant et le p\u00e9dalier et je \u00ab\u00a0m&rsquo;endors\u00a0\u00bb. Crev\u00e9, frigorifi\u00e9.<\/p>\n<p><strong>St-Hilaire-du-Harcouet &gt; Rennes via<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dimanche 7:15<\/strong> \u00ab\u00a0L&rsquo;Olive, debout, c&rsquo;est l&rsquo;heure, j&rsquo;y vais\u00a0\u00bb. A fond dans l&rsquo;gaz. J&rsquo;ai l&rsquo;impression de m&rsquo;\u00e9tre endormis il y a dix minutes. Je sors du coffre, un peu endolori et St-Hilaire-du-Harcouet r\u00e9ve, recouverte d&rsquo;un l\u00e9ger voile de gel\u00e9 (!?!). Pas \u00e9me qui vive, juste quelques voitures passant, sorties de je ne sais o\u00f9. On se donne rendez-vous pour 8h30 \u00e0 Louvign\u00e9-du-D\u00e9sert\u00a0? J&rsquo;ai qu&rsquo;une envie, celle d&rsquo;aller me coucher, de profiter \u00e0 moi tout seul du si\u00e9ge avant, dor-mir, faire dodo, co-ma-ter, fermer les yeux, juste une heure. Olivier reprend son p\u00e9riple, seul. Direction D172. Je culpabilise un instant et la raison du plus fort l&#8217;emporte. Il sait ce qu&rsquo;il fait donc je n&rsquo;ai qu&rsquo;\u00e0 esp\u00e9rer que tout se passe bien. Le r\u00e9veil est programm\u00e9 pour 8:15.<\/p>\n<p><strong>8:15<\/strong> Ce fut court mais n\u00e7anmoins agr\u00e7able. Pouilleux que j&rsquo;ai l&rsquo;air. Ma combinaison fait office de pyjama. J&rsquo;aime pas les pyjamas. Je pus mais c&rsquo;est l&rsquo;aventure. J&rsquo;ose m\u00e9me pas aller chercher un truc \u00e0 manger \u00e0 la boulangerie. Je change de place et zou je m&rsquo;en vais au secours d&rsquo;Olivier\u00a0! O\u00e9 est-il? A-t-il eu du mal \u00e0 reprendre son p\u00e9riple? Il a peut-\u00e9tre fait du stop\u00a0? Non, je crois que non\u00a0!<\/p>\n<p>Le soleil se montre g\u00e9n\u00e9reux ce matin. La journ\u00e9e promet d&rsquo;\u00e9tre belle et c&rsquo;est tant mieux. Heureux de reprendre le volant et de retrouver Olivier \u00e0 8:30. Arriv\u00e9 \u00e0 Louvign\u00e9, il m&rsquo;attend pour prendre un p&rsquo;tit truc chaud dans un caf\u00e9. Fini les barres de c\u00e9r\u00e7ales, les fruits secs, pas secs et les bouteilles d&rsquo;eau\u00a0: (place \u00e0 un th\u00e9 et \u00e0 un bon chocolat chaud)x2. Notre pause \u00ab\u00a0bien m\u00e9rit\u00e9e\u00a0\u00bb est ponctu\u00e9e par de nombreuses questions pos\u00e9es par le pilier de bar du coin. Je sens qu&rsquo;Olivier est pas trop partant pour r\u00e9pondre aux questions du type \u00ab\u00a0Alors Caen a \u00e9t\u00e9 bombard\u00e9 durant la guerre\u00a0? \u00a0\u00bb ou bien \u00ab\u00a0C&rsquo;est pas trop paum\u00e9 Caen comme ville?, moi j&rsquo;connais pas je suis pass\u00e9 une fois par le p\u00e9riph&rsquo;&#8230;\u00a0\u00bb. Nous quittons avec soulagement ce petit bar sympathique et laissons M. Goulot \u00e0 ses verres de cognac et le patron du bar \u00e0 M6&#8230;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s s&rsquo;\u00e9tre pr\u00e9par\u00e9 et un point carte rapide, nous repartons en direction de Foug\u00e9res par la D.172 Nous croisons les cyclistes du dimanche matin. Il fait tr\u00e9s beau et la journ\u00e9e est \u00e0 nous. Objectif, arriver \u00e0 12h. Nouredine notre correspondant, ancien champion olympique de marathon nous y attend accompagn\u00e9 de Manu, pompier professionnel qui prendra le relai pour Rennes. Olivier tourne bien. J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;il court sous la canicule, s\u00e9rement la luminosit\u00e9 et le soleil qui contrastent avec l&rsquo;effort de la veille. Une sensation de lendemain de cuite. Un peu d\u00e9bousol\u00e9 et fatigu\u00e9. Les sauts de puce s&rsquo;encha\u00e9nent et nous avons envie de boucler cette derni\u00e9re \u00e9tape rapidement. Arr\u00e9t \u00e0 la Bouxi\u00e9re puis \u00e0 Parign\u00e9 et enfin Foug\u00e9res, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de sa for\u00e9t grouillant de v\u00e9t\u00e9t\u00e9istes et joggers de tout \u00e9ge. Je ne connais pas le centre-ville et tente de me rep\u00e9rer pour ne pas ralentir Olivier. Apr\u00e8s un l\u00e9ger doute et un appel d&rsquo;urgence \u00e0 Nouredine, nous parvenons \u00e0 retrouver le point de rencontre situ\u00e9 pr\u00e9s de la mairie. Nous y sommes, 12:55, Foug\u00e9res, pile poil \u00e0 l&rsquo;heure.<\/p>\n<p><strong>11:59<\/strong> Petite photo officielle afin de marquer cette arriv\u00e9e et nous allons faire une petite pause casse-croute dans un bar, afin de faire les pr\u00e9sentations, parler de la nuit pass\u00e9e et de pr\u00e9parer cette nouvelle \u00e9tape jusqu&rsquo;\u00e0 Rennes. Olivier accompagnera Manu en VTTet je continuerai ma filature avec la grossotto\u00a0!<\/p>\n<p><strong>13:15<\/strong> Je laisse les deux fous furieux reprendre leur course. Nous nous sommes donn\u00e9s rendez-vous \u00e0 Thorign\u00e9-Fouillard, derni\u00e9re \u00e9tape avant Rennes. Manu, le marathonien, sp\u00e9cialiste es-effort jusqu&rsquo;au bout, taill\u00e9 comme un militaire, que ce soit par l&rsquo;esprit ou par la carrure, est impressionnant. Petit gabarit mais mollets en b\u00e9ton. Pas tr\u00e9s locace, il semble \u00e9conomiser ses mots pour les 52 kilom\u00e8tres \u00e0 venir\u00a0! Il a parcouru 900 km entre le 14 juillet et le 15 ao\u00fbt pour une association, en reliant la c\u00f4te atlantique \u00e0 la mer M\u00e9diterann\u00e9e. M\u00e9ga-bal\u00e9ze, non\u00a0? Je quitte donc les gars dans un nuage \u00ab\u00a0made in diesel\u00a0\u00bb et poursuit ma descente sur \u00ab\u00a0Roazon\u00a0\u00bb (Rennes en breton) par la D72.<\/p>\n<p><strong>13:40<\/strong> Apr\u00e8s 20 kilom\u00e8tres, je fais un arr\u00eat \u00e0 St-Aubin-du-Cormier. Un break avec la 406 break (logique!) pour souffler, nettoyer le v\u00e9hicule de ses nombreux cadavres de bouteilles&#8230; d&rsquo;eau min\u00e9rale et pour piquer une ronflette\u00a0! En-fin. J&rsquo;ai dispos\u00e9 la voiture de telle sorte que je puisse observer la route afin de guetter leur passage. Mais la fatigue a le dernier mot. Je me r\u00e9veille \u00e0 14h40. Encore dans l&rsquo;gaz et j&rsquo;ai super chaud. Apr\u00e8s avoir chang\u00e9 de fringues et re-v\u00e9rifi\u00e9 l&rsquo;heure&#8230; je d\u00e9cide de reprendre la route. Je retrouve mes deux gaillards discuttant \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Gosn\u00e9. Ils n&rsquo;ont pas train\u00e9\u00a0! Il est 14h47 et notre prochaine \u00e9tape est pr\u00e9vue pour 17h00. Rapide ravitaillement, photos, sourires. Nous discuttons quelques instants mais pas de temps \u00e0 perdre. Saut de puce.<\/p>\n<p><strong>15:00<\/strong> L&rsquo;arriv\u00e9e est proche, encore une \u00e9tape et Rennes. La for\u00e9t de Liffr\u00e9 est super belle ce dimanche et tellement vaste que je m&rsquo;y perds.16:58\u00a0: P&rsquo;tit coup de t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 Olivier pour savoir o\u00f9 ils en sont et pour lui indiquer que je ne serais pas en retard.<\/p>\n<p><strong>17:00<\/strong> J&rsquo;arrive de justesse \u00e0 Thorign\u00e9-Fouillard o\u00f9 nous attendent C\u00e9cile, tr\u00e9sori\u00e9re de JSC et son fr\u00e8re David, pr\u00eat \u00e0 accompagner les coureurs pour les 8 derniers kilom\u00e8tres. Le temps est nuageux et les minutes sont d\u00e9sormais compt\u00e9es. Nous repartons. La route jusqu&rsquo;\u00e0 Rennes est une interminable ligne droite. J&rsquo;aime pas les lignes droites en agglom\u00e9ration. \u00e7a circule, \u00e7a freine, \u00e7a feux rouge et \u00e7a repart. Beaucoup de circulation cette fin de semaine, ils rentrent chez eux, je pense \u00e0 Caen et j&rsquo;ai envie de prendre une bonne douche. \u00ab\u00a0Allez les gars, courage, vous y \u00e9tes presque.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>17:45<\/strong> Olivier, Manu et David sont \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de Rennes suivis par un v\u00e9hicule de pompiers, s\u00e9curit\u00e9 oblige\u00a0! Olivier \u00e9change le VTT contre quelques derniers kilom\u00e8tres \u00e0 pied, \u00e0 forte valeur symbolique. Finir \u00e0 Foug\u00e8res et repartir pour Caen, pas question\u00a0! Nous souhaitions finir cette journ\u00e9e comme nous l&rsquo;avions commenc\u00e9, par le sport (enfin pour moi c&rsquo;est diff\u00e9rent) et surtout pour l&rsquo;association JSC.<\/p>\n<p><strong>18:00<\/strong> Apr\u00e8s avoir eu un mal de chien \u00e0 me garer, j&rsquo;arrive place de la mairie. Ils sont l\u00e0&#8230; Beuh, je les ai loup\u00e9s! Petit comit\u00e9 d&rsquo;accueil constitu\u00e9 des coll\u00e8gues pompiers de Manu venus f\u00e9liciter leur champion. Olivier est super content et satisfait de l&rsquo;op\u00e9ration qui est un succ\u00e8s. Pas de bobos, de la fatigue certes mais une certaine fiert\u00e9 d&rsquo;avoir accomplit ce d\u00e9fi sportif au nom de l&rsquo;association.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0JE\u00a0\u00bb est venu tout sp\u00e9cialement d&rsquo;Angers. Malade depuis quelques mois, il a tenu \u00e0 venir assiter \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e des coureurs. Admirable geste de sa part. Il repart quelques minutes plus tard, accompagn\u00e9 de ses deux enfants. Nous nous retrouvons tous ensemble autour d&rsquo;un verre dans une brasserie. C\u00e9cile nous parle de son action au sein de l&rsquo;association. Nous l&rsquo;\u00e9coutons avec beaucoup d&rsquo;attention car le discours est extr\u00eament bien rod\u00e9 efficace et int\u00e9ressant. Elle nous fait part de la place des grands adolescents et des jeunes adultes malades qui ont une place particuli\u00e8re et inconfortable dans le syst\u00e8me de soins car il est plus adapt\u00e9 aux adultes. Ces am\u00e9nagements passent par un soutien psychologique adapt\u00e9, par une am\u00e9lioration de l&rsquo;environnement dans lequels sont promulgu\u00e9s les soins (chambres personnalis\u00e9es).<\/p>\n<p><strong>18:30<\/strong> C&rsquo;est l&rsquo;heure du d\u00e9part. Bises et serrage de mains viennent conclure cette formidable journ\u00e9e qui n&rsquo;est qu&rsquo;une \u00e9tape car demain, de nouveaux coureurs prendront le relais pour Nantes puis d&rsquo;autres villes jusqu&rsquo;\u00e0 Paris. Nous repartons sur Caen, satisfaits de ce p\u00e9riple et crev\u00e9s de cette nuit agit\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Excursion nocturne entre Caen et St-Hilaire-du-Harcou\u00ebt pour l&rsquo;association Jeunes Solidarit\u00e9 Cancer le 16 et 17 mars 2005<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9291,"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7\/revisions\/9291"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.antipodes.net\/courir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}